Excentrique Divinité

Tel le Capitaine d’un navire

Il navigue depuis si longtemps, loin de ce qui a été, jadis, sa terre natale, qu’il se dit par moment, qu’il ne saurait jamais plus retourner d’où il vient, là où il est né.

Ce capitaine sait comment naviguer sur les mers: il sait qu’il doit parfois lâcher les commandes et laisser les eaux tourmenter son navire, emportant certains de ses compagnons, durant la tempête. Malgré les corps qui disparaissent, les maladies qui s’abattent sur son navire, les querelles qui naissent, les âmes qui se rencontrent et les fantômes qui errent à la surface, le Capitaine garde en mémoire les défaites passées et les transforme en leçon qu’il se remémore et partage avec le reste de son équipage. Ce qui est fait, est fait. Mais que peux-tu en faire aujourd’hui?

Il est le maître à bord, non pas parce qu’il est le plus fort, le plus dominant, le plus virulent, mais parce qu’il a assumé le poids de ses actions passées, a laissé surgir à la lumière du jour ce qu’il tenait en son fort intérieur et qu’il appelle, parfois encore, vulnérabilité, faille, déception. Les mers sont parfois terribles par ici, brutales et instinctives: leurs courants répondent, à leurs manières, aux lois de la Nature. La Terre Mère reçoit l’influence inconstante de Grand-mère Lune, qui elle-même réfléchit la lumière constante du Grand-père Soleil. Aussi différents de par leur nature, les eaux de la terre, la froideur de la Lune, la chaleur du Soleil sont chacun une manifestation de la vie rendue possible grâce à cette attraction des opposés. Les Mers ont montré au Capitaine qu’il n’était séparé de rien, qu’il ne pouvait pas se battre incessamment contre ce qui fait partie de lui, qu’il n’avait pas le choix, parfois, de se laisser traverser et emporter par la vie. Il est, autant que toi tu l’es, un porteur de lumières, de ces lumières qui naissent depuis l’obscurité la plus totale, cette voix portante au milieu d’un silence, ce masque tombant et laissant découvrir enfin qui tu es, en plein bal. Il est, autant que toi tu l’es, désireux de manifester autour de lui, ce pourquoi son âme a choisi cette vie.

Tel le Capitaine d’un Navire, tel un Ulysse se rappelant comment rentrer chez lui, tu choisis de te choisir et exprimes ta propre voix.

Au beau milieu d’une peur saisissant ton corps stagnant, ton cœur entend le son de ton âme: Voici que le feu de l’envie se met à brûler si fort qu’il brûle la glace qui s’était emparée de ton cœur et qui l’avait figé. Voici qu’il bat, non pas contre lui, mais au son de son âme, pour la Vie. Le voici en paix et en sécurité à l’intérieur de lui, en sentant qu’il est le témoin et l’acteur d’un projet qui est bien plus grand que lui mais dont il fait, nécessairement et entièrement, partie.

Reviens sur terre ferme ou navigue en pleine mer, peu importe l’endroit où tu es, tu es à ta place lorsque la boussole de ton âme guide tes pas.

L’Oracle de la Triade, Dominike Duplaa
Le cirque divin,Alana Fairchild

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